Rien n'est joué et tout est fait pour rencontrer l'auditeur là où il ne nous attend pas. Nous prenons le pouls des relations humaines. Nous sommes à l'affût des changements de société.
L'Art de philosopher, les relations hommes-femmes, la géographie, l'art du roman, les migrations, les gentlemen cambrioleurs et le nouveau bouddhisme: rien de ce qui bouge n'échappe à notre vigilance.
L'émission est attentive au monde, sans être alarmiste. Notre cœur bat la chamade aussi à la découverte des petits bonheurs à portée de mains. Rien n'est joué signifie pour nous que rien n'est immuable. Nous vous invitons à rester persuadés qu'un seul individu peut changer la face du monde même si on s'acharne à l'en décourager.
Rien n'est joué, un invité chaque jour sur une thématique, des reportages et un plateau de chroniqueurs.
Philippe Gildas sur la couverture de son livre. [éditions flammarion]
Madeleine Caboche accueille le journaliste français Philippe Gildas.
Il publie "Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles?" aux Editions Flammarion.
Les jeunes générations le connaissent surtout pour ses performances auprès d’Antoine de Caunes, de Coluche, des Nuls et des Guignols de l’info, mais Philippe Gildas a débuté comme journaliste dans les années 1960.
Pourtant le parcours personnel et professionnel de ce Breton, né à Auray en 1935, illustre l’évolution des médias de ces cinquante dernières années - presse, radio et télévision. Directeur de la rédaction de RTL, animateur des JT de la première chaîne, roi des matinales d’Europe No.1, créateur du mythique Top 50, il rejoint ensuite la toute jeune chaîne de Canal+ en 1985 pour se lancer dans l’aventure de Nulle Part Ailleurs.
Philippe Gildas est un inventeur des médias et son autobiographie offre à la fois une formidable galerie de portraits et un éclairage inédit et insolent sur l’histoire et les coulisses de l’information.
L’invité
Philippe Gildas est né le 12 novembre 1935 à Auray, en Bretagne. Son autobiographie Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles (Ed. Flammarion) est co-écrite avec Gilles Verlant, célèbre biographe de Gainsbourg, qui a longuement collaboré avec Philippe Gildas sur Canal+.
Florence Aubenas s'est coulée dans la peau d'une femme de ménage en quête d'emploi.
La journaliste décrit son expérience, longue de 6 mois, dans "Le Quai de Ouistreham", paru aux Editions de l'Olivier.
Florence Aubenas a choisi la ville normande de Caen pour commencer sa quête de travail. Et c’est une nouvelle classe laborieuse qu’elle fait émerger des statistiques, celle que forment les bataillons d’ouvriers - surtout des ouvrières - en situation précaire et notamment ces invisibles travailleuses du nettoyage que l’on nomme “techniciennes de surfaces”.
Elle y détaille ses recherches vaines et les humiliations subies. De refus en refus, elle doit accepter une place de nettoyeuse sur les ferries qui partent du port normand d’Ouistreham. Son contrat est de six jours par semaine pour un salaire de 250 euros.
Son livre met au jour ce réel de l’ombre avec ses couleurs de misère, mais aussi ce goût précieux de la solidarité entre les femmes de peine.
L’invitée
Florence Aubenas est née en 1961. Elle a fait une grande partie de sa carrière à Libération, avant de devenir grand reporter au Nouvel Observateur.
Lors d'un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois. Le 2 juillet 2009, elle est élue à la tête de l'Observatoire International des Prisons (OIP).
Détail de la couverture du livre "Un voyage au Japon". [éditions du rourgue]
Voyage d'hiver au Japon avec le cycliste et écrivain Antoine Piazza.
Plus qu'un récit de voyage, il s'agit d'une aventure intérieure qu'Antoine Piazza relate dans "Un voyage au Japon".
En Février 2007, Antoine Piazza s'embarque pour le Japon ou, plus précisément, pour l'île de Shikoku, la plus petite des grandes îles de l'archipel et la plus sauvage.
C'est la première fois qu’il part aussi loin et en plein hiver. En se dirigeant vers le guichet, il regarde ses sacoches qui suivent en bagages à main et il pense à sa bicyclette en pièces détachées qu’il va récupérer à son arrivée, à la lente séance de reconstruction qui l’attend devant l'aérogare.
Il ne connaît personne au Japon, n’'a même pas un nom, une adresse, un numéro de téléphone. Les ponts à péage, les échangeurs autoroutiers, les voitures, la foule vont l’empêcher de grimper sur son vélo dès son arrivée à Osaka et pour s’enfoncer aussitôt dans le pays.
Son périple en hiver et à bicyclette, c’est bien plus qu’un récit de voyage, c’est tout d’abord une aventure intérieure et littéraire, par l’ampleur toute classique de son style.
L’invité
Né en 1957, Antoine Piazza vit à Sète, où il est instituteur. Son livre Un voyage au Japon est publié aux Editions Rouergue/La brune tout comme ses autre romans: Roman fleuve (1999), Mougaburu (2001), Les Ronces (2006), La Route de Tassiga (2008)
Notre cerveau va-t-il bientôt livrer tout ses secrets? [michael brown / fotolia]
Neurosciences et psychanalyse avec François Ansermet et Pierre Magistretti.
Quoi de commun entre, d’un côté, les neurosciences et le cerveau, et, de l’autre, la psychanalyse et le sujet?
Une perspective commune, celle du devenir et d’un devenir intégrant à chaque instant du nouveau, du non-programmé, du contingent, du discontinu.
Serions-nous donc déterminés pour échapper aux nécessités biologiques et sociales? Point de rencontre entre neurosciences et psychanalyse, cette ouverture à l’imprévisible et à la créativité est, en tout cas, ce qui permet l’émergence de notre individualité singulière.
Le livre Neurosciences et psychanalyse (Editions Odile Jacob) dirigé par Pierre Magistretti et François Ansermet est issu d’un colloque organisé au Collège de France en mai 2008 et réunissant des psychanalystes, des philosophes, des psychiatres et des neurobiologistes de premier plan.
Pour la première fois, tous ensemble, ils avaient engagé une discussion riche et ouverte sur la singularité et le statut de l’inconscient.
Les invités
Pierre Magistretti est directeur du Brain Mind Institute de l’EPFL et du centre de neurosciences psychiatriques de l’Université de Lausanne. Il a été professeur associé au Collège de France en 2007-2008.
François Ansermet est psychanalyste, professeur de pédopsychiatrie à l’Université de Genève et chef du service de psychiatrie d’enfants et d’adolescents des hôpitaux universitaires de Genève.
Ensemble, ils ont publié, également aux Editions Odile Jacob, A chacun son cerveau, Plasticité neuronale et inconscient.
Jeanne Cordelier sur la couverture de son livre. [éditions phébus]
L'écrivaine Jeanne Cordelier présente son livre "La reconstruction".
34 ans après "La dérobade", un témoignage sur la prostitution, elle nous livre le récit de sa dignité retrouvée.
Personne n’a oublié la jeune femme de La Dérobade, l’enfer de son expérience, la violence de ses souvenirs. Un témoignage exceptionnel de sincérité sur la prostitution, salué unanimement par la critique.
En voici, des années après, le versant lumineux, un texte bouleversant et allègre à la fois: le récit d’une femme qui reconquiert sa dignité. Jeanne Cordelier nous livre le récit de sa Reconstruction (Editions Phébus), qui est aussi celle d’une passion absolue et réciproque pour un homme.
Une passion que ni les obstacles, ni le temps ne parviendront à banaliser. Un hymne à la vie, à l’amour, mais aussi à la littérature, sans lesquels, sans doute, nulle reconstruction n’eut été possible.
Jeanne Cordelier est née à Paris en 1944. Autodidacte, elle est entrée en littérature avec son roman La Dérobade, paru en 1976. En 1979, elle s’installe en Suède, où elle vivra 17 ans. Des années ponctuées de voyages à travers le monde, et de nombreux écrits.