"Né dans l’opposition des caractères de ses parents, de mère italienne et d’un père allemand bourgeois, Gianni Schneider vit à Lausanne. Il a acquis depuis sa tendre enfance une sorte d’instabilité chronique de ceux qui ne peuvent choisir entre raison (cartésienne réfléchie allemande) et pulsion (spontanéité et générosité), de cœur italienne.
Entre authenticité et superficialité, entre amour et haine, etc… C’est pourquoi il nous dit que, légitimement, le théâtre est sa famille".
Pour le célébrer une nouvelle fois - le théâtre -, Gianni Schneider met en scène, au Théâtre de Vidy, Supermarket, de l’auteur serbe Biljana Srbljanovic.
En création dès le 18 mars, cette œuvre très actuelle, explique Gianni Schneider, "(…) renvoie à notre réalité quotidienne: le supermarché. Un lieu où tout s’achète et où l’on croise toutes les couches de la société.
Cette pièce révèle une société d’après la chute du Mur de Berlin. Aujourd’hui, on fête les vingt ans de cette chute, dans une Europe réunifiée et où les gens, assoiffés de liberté, se sont jetés dans la surconsommation et le bonheur accessible".
Des propos forts, voire provocateurs, sur lesquels reviendra Gianni Schneider à "Presque rien sur presque tout".
Une édition au cours de laquelle il sera également question du livre consacré aux 30 ans de théâtre de ce metteur en scène. (En toute liberté, 1982-2010, à paraître aux Ed. Favre, Conversation avec Christophe Gallaz).
Avec aussi François Schuiten.- Un grand nom de la bande dessinée (Castermann) et un grand nom du livre de voyage (Lonely Planet) unissent leur expérience éditoriale et le talent de leurs auteurs pour inventer ensemble une nouvelle génération de city guides.
Viennent de paraître New York, Rome, Venise et Bruxelles. Bruxelles redécouverte par François Schuiten. Entretien.



