Cette fois, ça y est: le combat entre la gauche et la droite en vue des élections communales du printemps prochain a bel et bien commencé à Lausanne. Le conseiller municipal Olivier Français (PLR) est le favori à droite, alors que le député au Grand Conseil Grégoire Junod (PS), se profile à gauche.
La rupture
de collégialité annoncée vendredi par Olivier Français dans le cadre de la
votation communale du 26 septembre (l'impôt sur les divertissements que la
droite souhaite supprimer) est un signe fort de la volonté du parti du
municipal de gagner cette votation et d'engranger des points en vue
de la grande bagarre pour la Municipalité.
Le directeur des travaux de la ville de Lausanne Olivier
Français sera le héraut des radicaux-libéraux ces prochains mois aux côtés,
pour l'instant, du jeune Mathieu Blanc et du moins jeune Yves-André Cavin.
A gauche,
l'autre coq de ce combat qui s'annonce rude est le député socialiste Grégoire
Junod. Son entrée en scène est une question de jours. Cette semaine
normalement, il devrait confirmer son intention de se porter candidat à
l'Exécutif de la ville
de Lausanne. La base de son parti l'adoubera le 29 septembre.
Grégoire Junod devrait confirmer son intention de se porter candidat. [www.vd.ch]
Petit
rappel. A l'Exécutif de la Ville
de Lausanne, la gauche et les écologistes sont très largement majoritaires.
Avec encore un représentant du POP, ils occupent 6 sièges sur 7. Olivier
Français est le seul représentant de la droite.
L'inconnue
du 26 septembre
Le 26
septembre sera déterminant à bien des égards. Si la droite gagne cette votation
communale (ce qu'elle croit être capable de faire), elle aura un argument de taille pour
se présenter devant les électeurs le printemps prochain. La droite imagine même
un scénario assez favorable avec une majorité claire lors de cette votation.
Alors, mais dans ce cas de figure seulement, les radicaux n'excluent
pas de modifier leur ticket municipal, actuellement considéré comme
relativement faible face au rouleau compresseur de la gauche.
Un homme
évidemment se profile en cas de victoire nette, c'est le secrétaire
général des radicaux, Gilles Meystre, qui se donne corps et âme
dans "son" combat pour la suppression de l'impôt sur les
divertissements.
Et la
gauche dans cette histoire? On connaît déjà les candidat(e)s à la
candidature Florence Germond (PS), qui est prête à briguer la succession de Silvia Zamora, et du municipal en place Oscar
Tosato. Reste le fer de lance de cette gauche socialiste, Grégoire Junod,
que tout le monde attend et qui devrait annoncer donc cette semaine son
intention de briguer un siège à la Municipalité.
Qui
remplacera Brélaz en 2013?
L'enjeu est
de taille parce que derrière toutes ces candidatures, une autre échéance
approche, le jour, pas si lointain que ça, où il faudra remplacer le
syndic de Lausanne Daniel Brélaz, qui se présentera aux prochaines élections
mais qui se retirera en 2013. Grégoire Junod, l'un des bras droits d'un certain
Pierre-Yves Maillard, sera-t-il le futur syndic de Lausanne?
Pour cela,
il faudra que la gauche abatte vraiment ses cartes. Et dise quelle politique
elle souhaite pour la Ville et
toutes les communes voisines de la capitale vaudoise. Pour l'instant, le
message n'est pas très clair. Mais nul doute que la gauche va bientôt faire
connaître son programme.
André Beaud