Le Vatican a rappelé son opposition à la peine de mort à propos de la condamnation à la lapidation de l'Iranienne Sakineh, mais affirmé qu'il intervenait auprès des autorités "par la voie diplomatique" et non "sous forme publique", a indiqué son porte-parole.
"Le Saint-Siège suit cette affaire avec attention et
implication", a indiqué le père Federico Lombardi, en réponse à une
demande de l'AFP. "La position de l'Eglise, opposée à la peine de mort, est
connue et la lapidation en est une forme particulièrement brutale", a-t-il
souligné.
Toutefois, a-t-il ajouté, l'intervention du Saint-Siège "sur les
questions humanitaires près des autorités d'autres pays" se déroule "non
pas sous forme publique, mais à travers les canaux diplomatiques", "comme
cela est intervenu de nombreuses fois dans le passé".
Mobilisation internationale
Le pape Benoît XVI n'a
fait aucune allusion à cette condamnation ce dimanche lors de la prière de l'Angelus.
Le Vatican s'était jusqu'ici abstenu de toute réaction à cette affaire qui se
déroule dans la République
islamique d'Iran où les chrétiens ne représentent qu'une infime minorité (250'000
chrétiens sur 71 millions d'habitants).
Sakineh Mohammadi-Ashtiani est accusée d'adultère et de complicité dans le meurtre de son mari. [Keystone]
De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a réclamé dimanche aux autorités iraniennes "un geste de clémence" pour sauver la vie de Mme Ashtiani. Tout en réaffirmant son "plein respect de la souveraineté iranienne" et en se défendant de toute "ingérence", M. Frattini a estimé que "seul un geste de clémence peut sauver la vie de cette personne", dans une déclaration à l'agence italienne Ansa.
L'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani
a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans
le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne
internationale pour éviter ce châtiment qui a été provisoirement suspendu.
afp/cab